"We could be so good together" (The Doors)

Nous pourrions être si bien ensemble

Nous pourrions être si bien ensemble, si bien ensemble,
nous pourrions être si bien ensemble, je sais que nous le pourrions.

Des mensonges, je te dirai d'affreux mensonges,
des mensonges, d'affreux mensonges.

Laisse-moi te parler du monde que nous inventerons,
un monde impudique sans lamentation,
ni entreprise, ni expédition,
invitation ou invention.
Oui, si bien ensemble, ah, si bien ensemble,
nous pourrions être si bien ensemble, je sais que nous le pourrions.

Le temps perdu à attendre est soustrait du plaisir,
il décapite les anges que tu détruis ;
les anges se battent, les anges pleurent ;
les anges dansent et les anges meurent.

Jim Morrison

# Posté le vendredi 15 octobre 2004 15:29

Modifié le jeudi 13 octobre 2005 08:44

Ma manière de pensée...

Ma manière de pensée peut se résumer par cette citation antispéciste :






















« Le spécisme est à l'espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe : la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certains au bénéfice d'autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu'elles sont censées justifier.
En pratique, le spécisme est l'idéologie qui justifie et impose l'exploitation et l'utilisation des animaux par les humains de manières qui ne seraient pas acceptées si les victimes étaient humaines.
Les animaux sont élevés et abattus pour nous fournir de la viande ; ils sont pêchés pour notre consommation ; ils sont utilisés comme modèles biologiques pour nos intérêts scientifiques ; ils sont chassés pour notre plaisir sportif.
La lutte contre ces pratiques et contre l'idéologie qui les soutient est la tâche que se donne le mouvement de libération animale. »

Est ce si difficile de comprendre qu'on souhaite la paix dans le monde ? est si difficile d'être tolérant envers tous les êtres vivants tant qu'ils ne font aucun mal intentionnellement ? Pourquoi ma manière de pensée semble hors norme alors qu'elle me paraît tellement aller de source ?

En effet, je suis contre toutes les discriminations : contre le racisme, contre le sexisme et contre le spécisme !

L'être humain est l'espèce qui sait le mieux se détruire et détruire par la même occasion la nature dans lequel il vit :
Pourquoi la plupart des personnes ne respectent pas la vie ? Pourquoi ne respectent-ils pas l'environnement ? De quel droit ?
Je déteste leur égoïsme et leur indifférence. Je voudrais que ces termes n'existent pas pour la bonne raison qu'ils n'existeraient pas non plus dans la vie de tous les jours !

Je dois vous avouer quelque chose : je ne comprends pas le monde dans lequel je vis.

Pourquoi cette impression de parler à des murs ?

P.S : Cette carte postale est dans ma chambre depuis des années. On peut m'enlever beaucoup de liberté mais on ne pourra jamais m'enlever ma liberté de pensée. Quand j'étais petite, mon père me disait souvent qu'il était le chef de la famille. Selon lui, je devais donc écouter ses ordres sans donner mon avis. Je ne comprenais pas. Je n'étais pas d'accord. Je continuais de donner mon opinion haut et fort tout en pensant qu'il n'avait pas le droit de m'empêcher de donner mon avis, de m'empêcher de pensée par moi même juste car je n'étais qu'une enfant ! L'importance de l'âge ne doit pas donner le droit d'exercer une supériorité sur autrui, vous ne croyez pas ?

# Posté le samedi 16 octobre 2004 13:40

Modifié le jeudi 13 octobre 2005 08:47

Si tu étais...

(photo prise sur deviantart...)



un défaut ? l'insatisfaction
une injure ? « tu es normal »
une maladie ? la dépendance
un accident ? drôle
une guerre ? d'enfants (en jouet)
un vice ? le virtuel
une trahison ? devenir spéciste
une arme ? les mots
un supplice ? manger des animaux
une cicatrice ? d'un être vivant que j'aime...
une salope ? personne
une panne ? d'imagination
un fléau ? l'intolérance // la solitude forcée // l'argent
une torture ? mourir de rire // ou écouter alizée toute la journée / ex...
une humiliation ? me mettre à nu

# Posté le samedi 16 octobre 2004 14:17

Modifié le jeudi 13 octobre 2005 08:49

Teenage Angst / Placebo

Shine the headlight, straight into my eyes.
Like the roadkill, I'm paralysed.
You see through my disguise
At the drive-in, double feature,
Pull the lever, break the fever
And say your last goodbyes.

Since I was born I started to decay
Now nothing ever - ever goes my way

One fluid gesture, like stepping back in time.
Trapped in amber, petrified.
And still not satisfied

Airs and social graces, elocution so divine.
I'll stick to my needle, and my favourite waste of time,
Both spineless and sublime.

Since I was born I started to decay.
Now nothing ever - ever goes my way

# Posté le dimanche 17 octobre 2004 12:28

Modifié le jeudi 13 octobre 2005 08:50

La peur de l'avenir.../ Flip d'adolescent

Avons nous tous en nous cette peur de grandir ? cette peur de l'avenir ?

En ce qui me concerne, j'ai souvent l'impression que les personnes de mon entourage ont beaucoup plus de facilité et d'assurance pour avancer dans leur vie. Simple impression ou une réalité ? je ne sais pas. En tout cas, j'ai vraiment l'impression que tout le monde évolue sauf moi. Je stagne. J'évite un maximum de me poser des questions sur mon avenir. Oui. Je fuis.
Fuir : sa propre vie, son avenir, la réalité tout simplement. Pourtant, je sais que c'est nécessaire de penser a mon avenir. Je le sais mais je n'y arrive pas. Je ne trouve aucune réponse. Je tourne en rond et je reviens toujours à la case départ : Que faire de ma vie ? Insatisfaction.

Fuir. Je sais que ce n'est pas la solution mais comment réussir à avancer dans ce monde sans être déçue ? je suis toujours insatisfaite. J'ai toujours l'impression que rien ne va jamais dans mon sens. A vrai dire, ce n'est pas qu'une impression.
Dès que je commence a penser à mon avenir, je ressens une boule à l'estomac insupportable. Cette boule a l'estomac qui me ronge petit à petit à l'intérieur de moi : la peur de revenir à la réalité/ la peur de l'avenir / la peur de mal faire / la peur de ne pas trouver les bonnes réponses / la peur de ne pas choisir la bonne voie/ la peur de grandir. La peur.

Une solution trouvée : Créer son propre monde. Choisir la sécurité tout en détestant le fait de ne jamais oser dans la vie de tous les jours. Fuir tout en sachant qu'il reste cette angoisse de grandir. Toujours cette question que j'évite sans cesse : que faire de ma vie ? (et comment y arriver ?). Toujours la même question et aucune réponse satisfaisante. J'évite d'y penser mais elle revient toujours à un moment ou a un autre.

Finalement, j'ai tellement peur de mal faire que je ne fais rien. Stagnation. Insatisfaction. Détester ce sentiment de ne rien faire de sa vie, de se sentir vide. Paradoxe. Sentiment de vide alors que je ressens tellement de choses à l'intérieur de moi. J'ai tellement peur de ne pas réussir à vivre la vie dont je rêve. Ou plutôt : Rêver d'une vie impossible et ne pas vouloir l'admettre. Préférer rester dans sa coquille. Oui. S'inventer un monde qui n'existe pas. Préférer vivre dans un monde imaginaire tout en ayant conscience qu'on voudrait que celui-ci devienne réalité.
Il faudrait réussir à prendre des risques mais on y arrive pas. Manque d'assurance. Toujours cette peur qui nous empêche d'agir. Cette peur de la fatalité : se rendre compte que tous ces rêves ne deviendront jamais réalité. Préférer attendre et continuer de rêver.
Comme le dit si bien Gainsbourg : « Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve ».

Reprenons. Fuir. Je sais tellement bien le faire. J'ai commencé tellement jeune pour ne plus penser a ma vie, à cette réalité qui me faisait tellement mal.
Se créer un monde imaginaire : un véritable besoin.
Fuir. Se renfermer sur soi même. Echapper à la réalité par tous les moyens possible. On est très solitaire. Dès qu'on peut, on ferme les yeux et on imagine une toute nouvelle vie : une vie rêvée. La réalité devient de + en + dure, de + en + insupportable alors on se débrouille de + en + pour ne vivre qu'à travers notre monde et le virtuel. La musique, le cinéma, les livres qui nous apportent tellement de choses. On en vient à vivre essentiellement grâce à eux. (A présent, le net également). On se sent exister à travers ce monde virtuel et on déteste dès que quelqu'un essaie de nous rappeler la réalité de cette vie. On fait également pleins de choses absurdes/ irrationnelles quand on doit vivre dans la réalité. Le but : se sentir exister d'une façon ou d'une autre. Je reviendrais là dessus un peu plus tard. Une véritable dépendance.

Fuir tout en sachant qu'un jour ou l'autre il faudra réussir à trouver une solution pour vivre dans le monde des adultes. Je voudrais rester dans mon monde, un monde sûrement quelque peu enfantin et utopique. Devons nous perdre notre innocence ? Je ne veux pas. Je veux trouver un moyen de ne pas la perdre. Peter Pan est-il si loin ?

« J'ai essayé de vivre dans le monde réel mais j'ai été lassé avant même de commencer » (The Smiths).

P.S : je me surprends en train de passer de Placebo, Rammstein à « Jeanne et Serge » ou « Oliv' et Tom ». Souvenir d'enfance. Encore mon inconscient qui me joue un tour...n'est ce pas ?

# Posté le dimanche 17 octobre 2004 12:32

Modifié le jeudi 13 octobre 2005 08:56