Un coeur à la dérive

Suspendre son coeur
Vouloir le rechercher
Ne plus le retrouver
Peut-être bien qu'il est juste en train de se cacher
De se protéger
Un jour il en aura marre mais il sera trop tard
Il essaiera de se montrer mais sans succès
Par son trop plein, un jour ou l'autre il éclatera à la face du monde
Il n'en restera plus que du sang et de la rancoeur.

Rien a signaler.

# Posté le mardi 19 octobre 2004 14:48

Modifié le jeudi 13 octobre 2005 08:57

"Les spectateurs sont des vampires tranquilles..."

Mes 25 films préférés (sans prendre en compte les documentaires + j'ai sûrement oublié certains films + grande prise de tête pour en garder seulement 25 + ne pas prendre en compte l'ordre...).

Mulholland Drive de David Lynch
Requiem for a Dream de Darren Aronofsky
Virgin Suicides de Sofia Coppola
Boys don't Cry de Kimberly Peirce
Hedwig and the Angry Inch de John Cameron Mitchell
Velvet Goldmine de Todd Haynes
Dancer in the Dark de Lars Von Trier
Elephant de Gus Van Sant
American Beauty de Sam Mendes
La vie à la folie de John Carney
Fight Club de David Fincher
Bully de Larry Clark
Forest Gump de Robert Zemeckis
Good Bye Lenin de Wolfgang Becker
Monster de Patty Jenkins
Une Vie Volée de James Mangold
Festen de Thomas Vinterberg
Thirteen de Catherine Hardwicke
Irréversible de Gaspar Noé
Billy Elliot de Stephen Daidry
La Pianiste de Michael Haneke
Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet
Cecil B.Demented de John Waters
Battle Royale de Kinji Fukasaku
Seven de David Fincher

"Il est faux de penser que l'art ait besoin d'un spectateur pour être.
Le film continue même sans yeux.
Le spectateur ne peut exister sans le film.
Qui assure son existence."
Jim Morrison

# Posté le mardi 19 octobre 2004 18:57

Modifié le jeudi 13 octobre 2005 08:57

S'extérioriser d'une façon ou d'une autre...

"It's not as if mother
were a maniac,
a raving thing.
She just goes a little
mad sometimes.
We all go a little
mad sometimes.
Haven't you ?

Hitchcock "Psycho"

























Vous arrive t'il d'avoir envie de vous retrouver dans un endroit isolé afin de hurler de toute votre force votre souffrance ? De ressentir le besoin de hurler car trop de choses sont en train de vous ronger à l'intérieur de vous ? Oui. Une accumulation de sentiments que vous n'avez jamais oser dire et qui continuent de vous ronger depuis des années. Tout d'un coup, vous ressentez le besoin d'exprimer votre souffrance d'une façon ou d'une autre. Pourquoi ? le besoin d'extérioriser. Mais, vous ne pouvez pas hurler.
Parfois, cette envie de hurler se transforme en colère auprès de vos parents ou de vos frères. Vous restez incomprise. Vous en voulez à votre famille (au monde entier ?) tout en ayant conscience que vous ne faîtes rien pour qu'ils découvrent votre douleur. Vous leur cachez la vérité. Se taire _ vous savez tellement bien le faire. Oui. Vous vous recroquevillez sur vous même et vous pleurez en silence. Introversion.

Essayer de trouver une autre solution pour extérioriser tout ce que vous ressentez à l'intérieur de vous. Une solution trouvée : Ecrire.
Pendant mon enfance, je me suis souvent refuser d'écrire. Refouler ces sentiments. Essayer de ne pas y penser. Essayer d'oublier. Ne pas y arriver. Vous avez tellement refouler vos sentiments depuis des années. Vous avez peur de tout ce qui peut en ressortir / la peur également qu'on trouve vos écrits - vous avez honte de vos sentiments / la peur de souffrir en acceptant tout ce qui reste à l'intérieur de vous.

Oui. Mais, un jour vous prenez votre courage. Un stylo, une feuille. Vous commencez a écrire tout ce qui vous passe par la tête. Au début, vous n'osez pas. Vous essayez d'écrire mais tout sonne faux. Blocage/ Refoulement.
Puis, vous vous surprenez en train de pleurer et d'écrire de plus en plus facilement. Vous avez besoin que cette rage intérieure sorte d'une façon ou d'une autre. Ca fait si longtemps que ça reste en vous. Vous vous surprenez à dire des choses très violentes sur vous mêmes mais aussi sur certains membres de votre entourage. Vous continuez d'écrire, vous continuez de pleurer. Votre feuille devient de + en + flou mais vous continuez d'écrire comme si vous ne pouvez plus vous arrêter jusqu'au moment où vous n'y arrivez plus. Vous souffrez trop. Vous relisez vos propos et vous pleurez encore d'avantage. Vous avez tellement de mal à accepter tous vos propos.

Tout d'un coup, vous avez peur qu'on découvre ces quelques pages. Vous prenez ce même stylo et vous commencez a rayé avec une certaine rage tout ce que vous venez d'écrire. Vos pleurs ne s'arrêtent pas. Toutefois, vous prenez un certain plaisir a rayé une partie de votre histoire. Mais, ce n'est pas suffisant. Vous avez encore peur que quelqu'un tombe sur ces pages et réussisse à vous déchiffrer. A ce moment là, vous prenez une allumette et vous brûlez cette page. Vous continuez toujours de pleurer. Symboliquement, vous êtes en train de brûlez ce qui vous rongent depuis si longtemps. Vous avez crevez l'abcès. Vous commencez à accepter d'une certaine façon vos sentiments. Accepter son passé pour accepter et vivre son présent.
Toutefois, le soir vous continuez de souffrir énormément. Pourtant, le lendemain vous êtes surprise : vous vous sentez beaucoup mieux. Vous ressentez une certaine libération. Vous comprenez une chose : il faut parfois souffrir pour réussir à se sentir mieux par la suite et ainsi mieux vivre sa vie actuelle.

Pourquoi cet article ? Pour conseiller aux personnes introvertis (ou aux autres d'ailleurs également) d'écrire. Je sais que ce n'est pas facile mais ça reste l'un des meilleurs moyens pour exprimer tout ces non dits qui restent au fond de nous et qui nous détruisent en silence. Par moment, écrire devient trop dure. Mais, je sais qu'un jour ou l'autre il faut accepter tout ce qu'on peut ressentir à l'intérieur de soi. Ne pas refouler ses sentiments : les exprimer d'une façon ou d'une autre : en parler à son entourage, par l'écriture, la musique, la danse ou toute autre forme d'expression.

A présent, je suis contente de pouvoir créer un blog en ayant conscience que plusieurs personnes savent qui je suis. Je ne cache plus mes sentiments comme avant. Je reste très secrète envers certaines personnes mais envers d'autres j'arrive de plus en plus à parler librement _ Je ne ressens plus la même peur.
Je pense que le net m'aide à extérioriser mes sentiments. On y ressent une certaine sécurité derrière notre écran. On fait également certaines rencontres extraordinaires. Merci à eux. Merci d'exister et de m'accepter comme je suis.

Toutefois, il m'arrive encore de ressentir le besoin de hurler toute la rage qui reste à l'intérieur de moi. Une certaine rage qui reste enfouie. Je ne sais pas l'exprimer clairement. Oui, il m'arrive souvent d'avoir envie de me retrouver en pleine forêt et de hurler tout ce que je ressens mais je ne le fais pas. Cette rage se transforme souvent en pleure.
Je reste également assez pudique envers mes sentiments. Je ne sais toujours pas exprimer ce que je ressens quand je me retrouve face à face avec quelqu'un (ça viendra sûrement avec le temps...). D'ailleurs, j'évite toujours beaucoup de situations.

Pour le moment, il me faut utiliser l'écriture pour exprimer en partie ce que je ressens. D'ailleurs, souvent je reste devant la feuille blanche de mon écran sans réussir a écrire. Trop de choses se mélangent dans mon esprit. Ne pas savoir par où commencer et comment réussir a retranscrire le message qu'on souhaite faire passer ? comment réussir pour tomber sur les mots justes ? Je ne sais pas, je ne les trouve pas. Je reste devant la feuille blanche en espérant trouver quelque chose mais rien ne vient . Essayer en vain. Tout effacer. Retour à la case départ.

La feuille reste vide. J'en viens a détester cette page vide car c'est moi qui en devient vide de sens. Peut être qu'il vaut mieux ne rien écrire que d'écrire des choses a moitié vraie ? Je sais que c'est faux. Ce ne sont que des excuses car j'ai peur de mal faire. Devrais je arrêter ? Non, je dois continuer. Ne l'oublions pas. Oublier son histoire. Ne pas oublier ce qui vient d'être écrit. Les écrits restent. Je voudrais pouvoir continuer d'écrire comme si tout coulait de source mais ce n'est pas le cas. Il m'arrive de me sentir incapable de continuer d'écrire. J'ai tellement de choses à dire que je ne sais pas vraiment par où commencer. En tout cas, je compte essayer de parler de tous les sujets qui me touchent mais je dois réussir a trouver les mots. Tout un article pour vous dire que je risque de mettre du temps pour écrire certains articles. Je blablate beaucoup non ? lol

# Posté le mercredi 20 octobre 2004 03:50

Modifié le jeudi 13 octobre 2005 09:03

Creep / Radiohead

When you were here before
Couldn't look you in the eye
You're just like an angel
Your skin makes me cry
You float like a feather
In a beautiful world
I wish I was special
You're so fucking special

But I'm a creep
I'm a weirdo
What the hell am I doing here?
I don't belong here

I don't care if it hurts
I want to have control
I want a perfect body
I want a perfect soul
I want you to notice
when I'm not around
You're so fucking special
I wish I was special

But I'm a creep
I'm a weirdo
What the hell I'm doing here?
I don't belong here

She's running out again
She's running out
She runs runs runs

Whatever makes you happy
Whatever you want
You're so fucking special
I wish I was special

But I'm a creep
I'm a weirdo
What the hell am I doing here?
I don't belong here
I don't belong here


Cette musique exprime tellement bien ce que je ressens...


2 sites que je conseille :

http://justfakeplastictrees.free.fr/index.html (Traduction/explication etc...)
http://www.nepasavaler.net/

Selon moi, Radiohead est l’un des meilleurs groupes !
Ce groupe apporte tellement de choses à la musique grâce à leur particularité et leur innovation !
+
La voix de Thom Yorke m’hypnotise. C’est « dingue » tout ce que je peux ressentir quand je l’entends chanter, sa voix exprime tellement d’émotions…
« ça ne s’explique pas, ça se ressent » !!!

# Posté le mercredi 20 octobre 2004 10:53

Modifié le mercredi 20 octobre 2004 12:22

L'homoparentalité (et + particulièrement le droit à l'adoption par des homos)

Je suis pour l’adoption par des homosexuels. En effet, je suis persuadée que des homosexuels peuvent tout aussi bien éduquer et s’occuper d’un enfant qu’un couple hétérosexuel.

D’ailleurs, il n'existe aucune preuve dans la recherche publiée en sciences humaines qui suggéreraient que les enfants adoptés par des parents homosexuels pourraient rencontrer des problèmes de développement spécifiques, à cause de l'orientation sexuelle de leurs parents.

Les Pays-Bas ont ouvert aux homosexuels le droit au mariage depuis 1998 et le droit à l’adoption depuis 2001. La Suède autorise également l’adoption par un couple homosexuel depuis juin 2002. En France, l’homoparentalité n’est toujours pas reconnue légalement.
Pourquoi la France est elle toujours en retard ?!
(ci-dessous une partie de mon dossier sur l’homoparentalité réalisé pour un cour de psychologie sociale).









Les travaux en sciences humaines :

Les principaux doutes au sujet de l’adoption par des homosexuels sont : l'identité sexuelle, le développement personnel et les relations sociales de l’enfant.
Y a-t-il une possibilité que des enfants de parents homosexuels deviennent homosexuels en grandissant ? L'examen des recherches en sciences humaines sur cette question a permis de dégager 12 études qui testent plus de 300 enfants concernés. La majorité de ces études comparent les enfants de parents homosexuels divorcés avec des enfants de parents hétérosexuels divorcés. Aucune étude ne fait ressortir de résultats inquiétants au sujet de l’identité sexuelle de l’enfant.

Toutefois, au sujet du complexe d’Œdipe les avis sont très partagés : ceux qui pensent que le complexe d’Œdipe est uniquement fondé sur la différence des sexes considèrent alors qu’élever un enfant en milieu homoparental reviendrait à l’élever en milieu monoparental, puisqu’il n’y a qu’un sexe existant dans le couple, ce qui pourrait constituer un obstacle au bon développement de l’enfant.

Cependant, d’autres psychologues pensent qu’un enfant peut très bien vivre et se développer avec des parents homosexuels, car bien qu’ils soient du même sexe, ils restent deux êtres différents, chacun unique, et chacun pétri d’identifications masculine et féminine. L’enfant ferait donc une réelle différence entre ses deux parents et réussirait à voir en l’un un côté plus maternel et en l’autre un aspect plus masculin. Le complexe d’Œdipe, ainsi fondé sur la différence en général et non sur la différence des sexes, pourrait alors se résoudre sainement.

En outre, certains tribunaux se demandent si les enfants de mères lesbiennes auront des contacts suffisants avec leurs pères ou d'autres hommes d'âge adulte qui pourraient servir de référent masculin. Des sociologues essentialistes pensent que le rôle du père est fondamental pour le développement de l’enfant. Mais, selon certains psychologues comme Sylverstein et Karl F. Auerbach (1999), les pères ne sont pas essentiels au bien-être d'enfant, et le mariage hétérosexuel n’est pas le seul contexte social dans lequel une paternité responsable est la plus susceptible de se produire.

L'étude de Nadaud (2002) démonte également cet argument, puisqu'elle ne note aucune différence significative entre les enfants d'abord élevés par un couple hétérosexuel ou élevé par un gay et une lesbienne, et ceux n'ayant connu que le contexte d'un couple de même sexe.
En fait, les enfants qui présentent les moins bons résultats sont ceux issus d'un couple hétérosexuel, puis élevés ensuite par un couple de même sexe. S.Nadaud dit : "Plutôt que l'homoparentalité en elle-même, il semble que ce soient ses répercussions sociales, et une éventuelle rupture familiale, qui posent problème ».

Une seconde préoccupation des tribunaux concernant les enfants élevés dans des familles homosexuelles touche à d'autres difficultés dans le développement personnel, comme une faible estime de soi, des problèmes d'adaptation et des troubles psychiatriques.
Ainsi, S.Nadaud souligne que les enfants élevés par des couples de même sexe sont un peu moins sociables et un peu plus timides, mais ils sont en revanche plus actifs et ont une meilleure capacité d'adaptation. Les recherches ne montrent pas d’autres résultats inquiétants pour l’enfant. "Les interactions sociales peuvent être un peu plus difficiles pour eux, ce qui peut aisément être expliqué par la stigmatisation sociale du contexte familial".Ainsi, les quelques difficultés rencontrées par les enfants élevés par des couples homosexuels seraient dues plutôt au rejet et aux a priori qu'à la composition du couple qui les élève.

Les tribunaux ont également émis le sentiment que ces enfants pourraient être plus susceptibles que les autres de subir des abus sexuels de leurs parents ou des amis de leurs parents. Les recherches montrent que la grande majorité des abus sexuels exercés sur des enfants sont commis par des hommes hétérosexuels, et non par des hommes et femmes homosexuels. Il s’agit donc d’un préjugé non fondé.

La première étude réalisée de façon systématique sur des enfants nés de mères lesbiennes a été réalisée par Ailsa Steckel (1987). Ses résultats montrent que les enfants de couples homosexuels et hétérosexuels sont beaucoup plus similaires que dissemblables. Elle a également trouvé plusieurs côtés positifs dans des couples homosexuels comme l’impression que les enfants de mères lesbiennes sont plus susceptibles de se sentir aimés car ils ont la certitude d’avoir été désirés. Depuis, de nombreuses études montrent des résultats semblables.

Ainsi, par exemple Charlotte J. Patterson ( 1996) précise que l'une des conséquences du fait de grandir dans une famille lesbienne serait une plus grande compréhension de la diversité humaine, mais aussi une vision plus large des rôles sexuels. Les enfants de mères lesbiennes ou de pères homosexuels seraient davantage en mesure de célébrer la diversité de l'humanité et seraient plus à l'aise avec les différences.

En fait, le développement des enfants semble être plus influencé par la nature des relations et des interactions au sein de la structure familiale plutôt que de la particularité de la structure de la famille.

P.S : image prise sur deviantart...

# Posté le mercredi 20 octobre 2004 14:45

Modifié le jeudi 21 octobre 2004 06:59